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  • Marie Augereau

L'ego

Mis à jour : 27 avr. 2019


Bien souvent confondu avec l’orgueil, l’ego n’est pas forcément celui qui fanfaronne. Son point en commun avec l’orgueil est qu’il s’illusionne.


Il est le reflet de très nombreuses caractéristiques communes à l’ensemble de tous les Êtres vivants sur Terre ou ailleurs.

Il est inhérent à toute forme de vie.


Il est composé de deux parties, dont l’une est reliée au mental et l'autre reliée à la conscience supérieure, ainsi qu’à nos cinq sens.


L'ego relié au mental


La partie de l’ego qui est reliée à notre mental peut nous servir ou nous desservir en fonction de la maîtrise de nos pensées.


C’est celui qui s’oppose à la compréhension de notre incarnation.


C’est lui qui va nous empêcher de comprendre les puissants messages qui lui sont encore inconnus. Il les rejette, prétextant qu’il n’y croit pas. Il va accepter ces messages inconnus si, et seulement si, le messager est crédible à ses yeux.


Malgré cela, il doutera de tout ce qui sort de ses habitudes de pensées. Il nous amène à l’opposé des possibilités de nouvelles connaissances pour ne pas être dérangé par de nouveaux concepts trop éloignés de ce que nous avons appris par le passé.


Il confond souvent le message et le messager et, surtout, il a peur de ce qui est nouveau et qui ne fait pas partie de ses conditionnements du passé. Ses croyances sont solides et basées uniquement sur des habitudes et de ce qu’il a accepté de croire. Il est programmé d’avance et tourne en rond pour ne jamais en sortir. Il correspond à une programmation du mental.


C’est également lui qui va nous demander de nous positionner et de donner notre avis sur beaucoup de situations. Pour lui, les notions de bien et de mal doivent être comparées et en permanence jugées. Il veut convaincre tout le monde qu’il a raison. Il veut nous faire passer pour quelqu’un de « bien ». Il est indispensable de le reconnaître lorsqu’il nous conduit à nous positionner en victime d’une situation, qu’il y ait un persécuteur désigné ou non. Il est également présent lorsqu’il s’agit de plaindre une personne qui se perçoit comme victime. Il est donc fort habile pour se positionner en victime, persécuteur ou sauveur, les trois fonctionnements décrits par Stephen Karpman et son triangle dramatique.

Lorsque nous nous identifions dans le rôle de la victime, il est alors nécessaire de rectifier en urgence cette manipulation de notre ego.


Sa caractéristique principale est la peur, et un état de crainte permanente qui en découle. C'est lui qui vous conduit à allumer la télévision au moment des informations, dans le but de vous faire croire que le monde va mal et qu'il se passe des choses en dehors de votre monde intérieur susceptibles d’être contrôlées.

Il nous amène également à nous positionner au moment des élections, nous laissant penser que nous devons donner notre opinion. Il nous fait vivre également l’illusion de la maîtrise des événements.


Là où se trouve l’ego, la conscience est absente, mais les pensées s’activent ! Plus le mental et l’ego sont forts, moins la personne a accès à sa conscience et à une objectivité, quelles que soient les situations.


C'est au niveau de l’ego que se créent les dépendances. Ce n'est pas le corps physique qui est en demande de substances, telles que l'alcool ou le tabac.

L’ego est relié à notre mental inférieur. La plus grande partie de nos pensées viennent de notre ego. Ces pensées sont basées sur ce que les autres pensent, croient ou ont cru, sans pouvoir remettre en questions ces formatages. Il fonctionne comme un CD en boucle et se donne toujours raison. Il se protège pour ne pas être démasqué, et nous fait croire que nous sommes de libres penseurs.


Extrait du livre "L'insoupçonnable réalité, Et si notre monde était tout autre"

de Marion Le Troquer, Edition La Vallée Heureuse

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